Le projet Transition Énergétique des Boucles de la Seine, porté par RTE, entre dans une nouvelle phase opérationnelle après le démarrage des travaux du poste électrique de Noroit. Trois autres chantiers sont engagés en parallèle en Normandie : le poste électrique de Roseaux, à Saint-Jean-de-Folleville, une liaison souterraine de 225 000 volts et une ligne aérienne de 400 000 volts.
Une phase 2 autorisée après l’enquête publique
À l’issue de l’enquête publique menée au début de 2026, RTE a obtenu l’ensemble des autorisations nécessaires au lancement de la phase 2, notamment la déclaration d’utilité publique et l’autorisation environnementale.
La construction de la liaison souterraine de 225 000 volts entre Sandouville et Saint-Jean-de-Folleville a commencé. Quatre équipes travaillent en parallèle sur le tracé afin de réaliser 20 kilomètres de génie civil, après les travaux d’été sous le pont de Tancarville, dans la zone la plus complexe pour la circulation sur la RD982.
Trois chantiers menés en parallèle
À Saint-Jean-de-Folleville, les travaux préparatoires du futur poste électrique de Roseaux comprennent le terrassement d’une plateforme d’environ 7 hectares. RTE y met en œuvre plusieurs mesures environnementales : balisage des habitats à enjeu écologique, installation d’une barrière anti-intrusion pour la faune terrestre, sauvegarde des amphibiens et des reptiles, ainsi que création de deux plateformes pour cigognes blanches.
Les travaux préparatoires de la future ligne aérienne de 400 000 volts entre Rougemontier et Roseaux comprennent, quant à eux, la création de pistes d’accès dans le secteur du Marais Vernier, à Saint-Aubin et Quillebeuf-sur-Seine. Le projet mentionne également la construction d’une liaison souterraine de 225 000 volts entre les postes de Noroit et Roseaux.
Un réseau destiné à accompagner l’électrification
Mené par RTE, le projet vise à renforcer le réseau électrique pour répondre à l’électrification des usages. Dès 2029, ce renforcement permettra de connecter les nouveaux moyens normands de production d’énergie décarbonée, nucléaire et renouvelable, aux futurs consommateurs industriels et domestiques.
RTE a déjà signé une dizaine de contrats de raccordement avec des industriels. La consommation d’électricité de la zone pourrait être multipliée par quatre d’ici 2035.
Le projet est présenté comme ayant été conçu pour le territoire et avec le territoire, après plusieurs années de concertation avec les parties prenantes locales.
Source : RTE