Le 12 octobre 2026, Sophie BROCAS, préfète de la région Nouvelle-Aquitaine, a réuni les élus, les services de l’État et les acteurs du territoire concernés par le projet Landes de Gascogne, porté par RTE. Les aires d’étude destinées à rechercher les emplacements des futurs ouvrages ont été validées à l’issue de cette réunion.
Le projet prévoit la création d’un nouveau poste électrique et d’une ligne électrique à très haute tension à la croisée des départements des Landes, de la Gironde et du Lot-et-Garonne. Il s’inscrit dans les objectifs de décarbonation de la France et contribue aux ambitions régionales de développement des énergies renouvelables.
Un poste et une ligne de 400 000 volts
Le projet prévoit la construction d’un nouveau poste électrique dans l’ouest du Lot-et-Garonne. Celui-ci doit être relié au réseau existant par une ligne aérienne à 400 000 volts d’environ 65 kilomètres, jusqu’au futur poste d’Argelouse, dans les Landes.
Ces infrastructures permettront notamment d’accueillir la production de plusieurs projets d’énergies renouvelables déjà autorisés, pour une puissance totale de l’ordre de 1 300 MW. Les capacités actuelles du réseau ne permettent pas de les raccorder. Le renforcement du réseau dans cette partie du territoire doit également offrir des capacités à de futures entreprises utilisant de l’électricité dans leur processus de production.
Des aires d’étude sans implantation définitive
Les périmètres validés correspondent aux zones dans lesquelles seront recherchés le fuseau de moindre impact pour la ligne électrique et l’emplacement de moindre impact pour le poste. Cette validation ne préjuge pas de l’implantation définitive des ouvrages, qui devra être définie à l’issue des études et des concertations à venir.
Sophie BROCAS a demandé à RTE de prendre en considération les observations formulées par les participants. RTE va notamment parfaire son analyse avec des précisions sur l’inter-comparaison entre les solutions aériennes et souterraines. Il apportera également des compléments sur la prise en compte des couloirs de migration de l’avifaune.
Les études et les concertations devront tenir compte des enjeux environnementaux, agricoles, forestiers, économiques et du cadre de vie des habitants.
Une concertation publique du 9 novembre 2026 au 19 janvier 2027
Une concertation préalable du public sera organisée par RTE sous l’égide de la Commission nationale du débat public. Elle débutera le 9 novembre 2026 par une réunion à Captieux et se terminera le 19 janvier 2027.
Les habitants et l’ensemble des acteurs concernés pourront s’informer, poser leurs questions et faire connaître leurs observations sur le projet et les différentes possibilités d’implantation des ouvrages. Près d’une vingtaine de temps d’échange sont prévus sur le territoire, sous la forme de réunions publiques, de rencontres de proximité, d’ateliers thématiques et de dispositifs d’information itinérants.
Les contributions recueillies alimenteront les études ainsi que la recherche d’un tracé et d’un emplacement présentant le moindre impact. À l’issue de cette phase, le projet poursuivra son instruction, notamment sur le plan environnemental, avant les procédures d’autorisation nécessaires. Sa mise en service est envisagée à l’horizon 2033.
Source : RTE