Canicule 2026 : le système électrique français a tenu malgré la sécheresse

Les vagues de chaleur et la sécheresse de l’été 2026 ont modifié la consommation et la production d’électricité sans provoquer de difficulté majeure d’approvisionnement, selon les premières analyses de RTE.

Une consommation en hausse de 4 à 5 %

La demande a progressé de 4 à 5 % par rapport à l’été 2025, notamment sous l’effet de la climatisation. L’augmentation a été plus visible en début de soirée, après l’accumulation de chaleur pendant la journée.

Le nucléaire a produit 83,7 TWh entre juin et août, un niveau proche des 83,5 TWh de 2024 et des 84,4 TWh de 2025. RTE estime cependant à environ 10 TWh la production perdue du fait des contraintes climatiques.

L’hydraulique fortement touché

Avec 10,8 TWh, la production hydraulique a connu son deuxième plus faible été depuis cinquante ans, après 2022. Les stocks sont tombés à 2,1 TWh à la fin d’août.

Le solaire a atteint 14,8 TWh, contre 12,5 TWh un an plus tôt, grâce à l’ensoleillement et à 5,4 GW de capacités supplémentaires en douze mois. L’éolien a produit 8,9 TWh.

Des centrales à gaz davantage sollicitées

La production thermique fossile a atteint 4,1 TWh, contre 2,6 TWh en 2025, mais elle reste sous la moyenne estivale de 5,1 TWh observée entre 2014 et 2019. Plus de 90 % provenait du gaz, tandis que le charbon est resté presque nul.

La France a conservé un solde exportateur de 23,7 TWh. Le réseau est resté très disponible et aucun incident majeur n’a perturbé l’alimentation, malgré la chaleur et les incendies.

Source : analyse officielle de RTE, 23 septembre 2026.