Le tarif réglementé de vente de l’électricité pourrait mieux refléter les variations du système électrique. C’est la proposition présentée le 22 septembre 2026 par l’Alliance Energie-Climat, qui réunit Agir pour le climat, Avenirs énergétiques et l’Observatoire des énergies renouvelables.
Un signal prix jugé trop uniforme
À fin mars 2026, plus de 19 millions de sites résidentiels, soit environ 55 % du total en France, étaient encore au tarif réglementé. Les auteurs estiment que les options actuelles incitent trop peu à déplacer la recharge d’un véhicule, le chauffage de l’eau ou l’usage des appareils ménagers.
La réforme supprimerait le tarif Base pour les puissances de 6 à 15 kVA à partir de 2027. Une nouvelle option heures pleines-heures creuses comprendrait six heures de pointe et dix-huit heures creuses par jour, avec un écart de prix plus marqué.
Une option Tempo remaniée
L’option Tempo conserverait 22 jours de forte tension, rebaptisés « jours sobriété », entre novembre et mars. D’avril à octobre, elle introduirait des heures super-creuses autour de la production solaire, avec un prix indicatif de 6 centimes d’euro par kWh sur certaines plages.
Dans une simulation, un consommateur capable de déplacer ses usages économiserait environ 370 euros par an, avec une facture ramenée de 2 033 à 1 663 euros. Les associations estiment que la majorité des ménages ne modifiant pas leurs habitudes garderaient une facture proche de l’actuelle.
Des gains attendus pour le système
Une demande plus flexible pourrait éviter l’écrêtement d’une partie de la production renouvelable et limiter certains investissements de réseau. Les gains collectifs sont estimés à plusieurs centaines de millions d’euros par an à court terme. Il s’agit toutefois d’une proposition associative, pas d’une réforme adoptée.
Source : analyse de la rédaction de Connaissance des Énergies, 22 septembre 2026.